lundi 9 juin 2008

dimanche 1 juin 2008

Mes mots de coeur ne portent que ton nom.



Dis, qu'est ce qu'il aurait fallut faire pour que le mois de mai s'épanche un peu plus dans nos vie ?
Je l'ai vu filer, et chaque jours mes doigts comptaient.
Et en l'espace d'un week end, il s'éclipsait sans prévenir.
Je ne t'ai pas vu quand j'ai cru pouvoir affronter ce chiffre. Je n'ai pas penser à penser à mai. Il était palpitant depuis longtemps. dechirant, séparant, espérant. Mais au combien aimant.
La discrétion d'un hérisson qui aurait peur qu'on le grille en train de se gratter sur un paillasson. Personne n'a grillé le mois de mai, personne ne s'est rendu compte qu'il nous filer entre les doigts sans dire au revoir.

Je voudrais tenir une fleur de coton entre les mains et la regarder s'envoler par terre. C'est doux mais sa pique comme du papier de verre, et les cicatrices brûlent comme un glaçon collé à notre 38°C.

samedi 26 avril 2008

Ne te découvre pas d'un fil



Au levé d'un samedi d'avril, je n'avais plus peur de rien. Le ciel avait déjà atteint une température honorable en son matin. Les quelques sifflements de volatiles amusés le chat qui jouait au soleil. Un rayon chaleur, m'ouvrit la porte vers ce samedi.
Les pavés me renvoyait l'agréable lumière et mon ombre se dissimulait avec les passants. Ma robe s'affolait lorsque un peu d'air dansait. Et j'aimais ces jours de printemps que j'avais tant attendue. Je n'avais plus peur de rien, mise à part de le voir s'éloigner.

mercredi 23 avril 2008

Et quelqu'un a frappé à la porte.

lundi 21 avril 2008

le couple de la table d'à côté. Dans un bar quelconque j'ai vu cette scène. Un lundi matin, devant un café.


J’aurai pu accrocher ton attention autrement. Te dire tout ça devant un verre de blanc, dans un restaurant de plus, dans une chambre qui ne nous appartiens pas. Tu aurais pu apprendre à me deviner, à me découvrir, à vivre, autrement. La complainte de l’amante à travers notre pièce, ma prière. Un renouveau qui jamais ne verra le jour, un homme qui n’a jamais su compter jusqu’à deux. Et l’aventure d’un soir ou plus qui la berce encore.
C'est la non histoire d'un homme et d'une femme. Elle ne comprend pas ce qui se passe, mais continue de danser son tango. Attendant que la danse s'arrête et qu'elle puisse tomber dans les bras de son partenaire. Qu'elle puisse tomber dans les bras d'un homme qu'elle ne connaît pas.

Elle la vu dans une chambre.
Ce genre de chambre grande et claire. Ce genre de chambre qui appelle à dormir peu, à penser beaucoup, à garder le silence, jusqu'à trouver le sommeil, qui ne viendra qu'avec le soleil. C'est comme un premier amour sans amour. C'est un jeu silencieux. Mais dans les règles, il est convenu qu'il ne peut pas avoir de perdant. C'est un commun accord. Celui de passer un bon moment, et de se dire au revoir sans jamais se sourire, ni même se dire des mots tendres. Ils déjeuneront tout les deux, et se regarderont à travers une tasse de café. Elle s’évanouira à travers la fenêtre, en se disant combien elle est fatiguée, mais combien elle aime cette illusion. Ils jouent au couple pendant deux jours. Pas un de plus, même un petit peu moins. Un jour et demi. Ils ont le courage de se regarder, de s’adresser la parole, de rigoler ensemble, et de savoir qu’ils ne s’aiment pas. Il n’y a pas de télégramme annonçant ça, mais ils le savent.

dimanche 20 avril 2008

Publier le dimanche


Cette soirée encore, le téléphone a sonné.
Cela faisait environ un mois. Je m'en souviens bien, j'étais allé voir l'exposition sur l'art tangeant. Même que je l'ai appelé dans le froid d'une nuit de mars. Le coup de fil avait duré le temps que je regagne ma rue. Aujourd'hui, se fût le même cinéma. Elle m'a bippé. Je l'ai rappelé. Bien sur je te promet de venir en juillet. Tu sais on rigolera des même choses que l'an passé, on gardera nos confidences estivales. Complices de ton supplice.
Le chronomètre affichera dix minutes et des poussières. Les poussières de trop. Tu me diras que tu as hâte. Entre temps, elle a eu le temps de me glisser une bonne centaine de bribe de vie. Mathilde est comme ça, elle me laisse un tiers de la conversation. Elle me laisse la faveur de commencer, pour ensuite avoir le loisir de se chanter. Mathilde est une grande musicienne, elle fait du pipo. Peut être pourrait elle rejoindre le philhar' de NY.
Mathilde est comme ceci. Je le sais depuis que je l'ai rencontré un jour de soleil sans soleil. Bizarrement j'ai aimé son côté broderie. Elle se tissait de toute les couleurs, pendant que je jouais à l'araignée.
J'ai laissé Mathilde, lui souhaitant une soirée agréable, m'excusant une fois de plus.
M'excusant de ne pas culpabiliser de lui mentir.

On était dimanche. Chaque dimanche est trop. Ou en trop.
Je me fais toujours avoir par le train.
Alors je solde les heures des dimanches.

Mathilde est un personnage fictif.
Tout du moins son numéro est référencé sous un autre prénom.

dimanche 13 avril 2008

Doit on donner un titre à la vie.






Je suis recluse de plein grès. Je me suis abandonné seule, j’ai décidé d’hériter de votre solitude entourée pour ne plus jamais me questionner à votre propos. J’ai vécu en autarcie de votre regard. Vous êtes revenu à moi lorsque vous en aviez besoin. J’ai observé longtemps, j’ai ouvert les yeux jusqu’à ne plus pouvoir les fermer, j’ai chanter vos louanges jusqu’à ce que des cheveux d’anges pleurent sur moi. J’ai dévoré la glace et me suis saoulé de votre oxigène. J’ai tenté de vous aimer tout les trois d’un amour dévoué, afin que mon prénom reste douce folie à votre oreille. J’ai fais tout ces efforts afin de me noyer dans ma douleur. J’ai tiré mes filets plein de vous, pour me pendre. J’ai gribouillé sur nos souvenirs communs, vous n’étiez pas une passion, vous étiez mon obsession. Louis m’a aimai, Martin ne m’a pas aimai, Joseph ne m’aimera jamais. C’est en vos yeux de loup que je suis devenue pire que vous. Les lésions dangereuses ne sont pas closes, elles souintes de toute leur larmes. Tragiquement amoureuse d’Aimer, J’avance, légère vers mon cirque. Je brandis une allumette, vers lui. J’ouvre le feu dans mon désert, et en un feu d’artifice de supplice, je disparait. Mes amants irréguliers m’ont assacinés de vices. Ils m’ont corrompu d’étreintes en émoi. Mais jamais je n’ai su ,ne pas planter mes griffes dans votre chaire. Je ne savais pas ne pas m’accrocher dans vos dentelles si fragiles. Les broderies ne pouvaient pas résister à une telle pression. Vous aviez déjà tout offert.
Les mois, de cette façon se sont déchirés, m’ont déchirés. Puis un matin ordinaire, le tournant semblait pris. Je n’ai plus cherché à me noyer, je n’ai plus essayer de rattraper ce qui m’avait échappé. J’ai repris vie et arrêté de jongler. Sur le bord de la rivière j’ai quitter votre reflet. Je ne reconnais plus vos traits, vos mains, vos yeux. Vous n’êtes plus.
Pieds nus sur la route, j’ai trouvé. Je t'ai trouvé.